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Baba au rhum
Où acheter

Où acheter un baba au rhum digne de ce nom

Neuf babas en bocal signés de la plus vieille pâtisserie de Paris, des verrines de chef étoilé expédiées depuis Saint-Malo, des pots au rayon frais : le marché du baba existe, à condition de savoir lire une vitrine.

Par Hélène Marchal · Publié le · Mis à jour le

Vitrine d'une pâtisserie napolitaine remplie de gros babas luisants de sirop

Le courrier du site me demande presque aussi souvent une adresse qu’une recette. Tout le monde n’a pas un dimanche à consacrer à une pâte levée, et un bon baba acheté vaudra toujours mieux qu’un baba maison bâclé. J’ai donc enquêté comme je cuisine : méthodiquement. Vitrines, bocaux commandés en ligne, pots du rayon frais — voici ce que le marché propose réellement, prix relevés à l’appui. Il est plus étroit qu’on ne l’imagine, et c’est plutôt bon signe.

En pâtisserie : la vitrine dit presque tout

Un bon baba se repère avant la première bouchée. Le nappage d’abord : un glaçage à l’abricot doit faire miroir, tendu, brillant. Un baba mat ou poisseux attend là depuis trop longtemps. La mie ensuite, quand le gâteau est vendu tranché ou en part : cherchez des alvéoles régulières et une teinte ambrée uniforme, preuve que le sirop est allé jusqu’au cœur. Un liseré pâle au centre trahit un imbibage express. La crème enfin. Une chantilly pochée à la minute tient sa vague nettement dessinée ; une rosace sortie d’une bombe s’affaisse et pleure dans l’heure. Si la crème vous semble suspecte, prenez le baba nu — une vraie chantilly se monte à la maison en dix minutes.

Côté prix, le relevé publié par Les Hardis en décembre 2025 sur les dix meilleurs babas de Paris va de 6,10 € l’individuel chez Stohrer à 9,50 € chez Tomo, le baba entier pour six personnes montant à 42 € chez Cyril Lignac et 45 € chez Stohrer. En région, c’est plus doux : mes vitrines bordelaises affichent plutôt 4,50 à 7 € la pièce, et 20 à 35 € le format familial.

Restent deux questions à poser au comptoir, sans gêne aucune — un pâtissier fier de son baba adore y répondre. Quel rhum ? Une réponse du type « du rhum de cuisine » doit vous faire reposer la boîte ; une origine précise, un ambré des Antilles, est bon signe. Mes repères pour juger le rhum d’un sirop d’imbibage valent aussi chez les commerçants. Imbibé quand ? Le baba trempé le matin pour le soir est parfait ; celui qui baigne depuis trois jours a rendu ses arômes.

Le baba en bocal : un petit marché qui fait bien les choses

Le baba expédié est un marché de bocaux stérilisés, et il est plus mince que les pages de résultats ne le laissent croire : une poignée de maisons sérieuses, beaucoup de revendeurs. Quatre options tiennent la route, toutes vérifiées en juillet 2026.

Stohrer, la maison qui a vu naître le baba rue Montorgueil en 1730, vend neuf babas imbibés d’un sirop au rhum ambré des Antilles en bocal, à 18,50 € — retrait dans ses huit boutiques parisiennes ou commande en ligne chez le confiseur À la Mère de Famille. À Lyon, la maison Sève propose ses minis babas en bocal à 19,90 €, expédiés sous deux jours ouvrés, franco à partir de 89 € — ce qui suppose de grouper la commande. Comtesse du Barry joue la carte de l’épicerie fine fabriquée à Fleurance, dans le Gers : douze babas au rhum des îles françaises, bocal de 450 g à 10,90 €, livraison offerte dès 75 €. Enfin, Les Babas de Saint-Malo, création du chef étoilé Luc Mobihan, déclinent le genre en verrines — rhum de Marie-Galante et vanille de Madagascar, mais aussi limoncello ou whisky-café — avec un coffret trio de trois pots de 120 g à 19,95 €, régulièrement en rupture de stock.

Maison Le bocal Prix constaté Expédition
Stohrer (Paris) 9 babas, rhum ambré des Antilles 18,50 € boutiques + en ligne chez À la Mère de Famille
Chocolat Sève (Lyon) minis babas généreusement imbibés 19,90 € 2 jours ouvrés, franco dès 89 €
Comtesse du Barry (Gers) 12 babas, 450 g 10,90 € offerte dès 75 €, retrait en boutique
Les Babas de St-Malo coffret trio de verrines, 3 × 120 g 19,95 € expédiée depuis Saint-Malo

Soyons honnêtes sur ce qui sortira du bocal : ce n’est pas un baba frais. La mie, passée par la stérilisation, est plus serrée ; le sirop, calibré pour la conservation, plus sucré ; et il n’y a ni crème ni nappage. Mangé à la cuillère au-dessus de l’évier, c’est un dessert correct. Dressé sur assiette avec une chantilly montée minute et un trait de rhum frais, c’est un vrai dessert. Et en cadeau, le bocal est imbattable : il voyage sans casse, se garde des mois à température ambiante et flatte l’œil sur une étagère de cuisine.

Au supermarché, le baba de dépannage

Le rayon frais n’ignore pas le baba : Carrefour Original le vend en pots de deux fois 140 g, Bonne Maman en version baba à la chantilly de 280 g, et la plupart des enseignes ont leur équivalent en marque propre. Mon verdict tient en une phrase : c’est un dessert de dépannage honorable, pas un baba de pâtissier. Le biscuit est compact, le sucre passe devant le rhum, qui reste discret, et la crème retombe dès la première cuillère. Rien de honteux — ces pots rendent service un soir de semaine où le dessert a été oublié. Mais ne jugez pas le baba au rhum sur eux : ce serait juger le café sur un gobelet de distributeur.

Le meilleur rapport qualité-prix sort de votre four

Restent les fourneaux, et là, aucune boutique ne suit. Comptez moins de 10 € d’ingrédients, rhum compris, pour un baba de huit parts — le prix d’un seul individuel parisien. La méthode complète, pétrissage, pousse et sirop à 55 °C, est dans la recette du baba de mon grand-père Émile. Et si c’est l’idée cadeau qui vous amène, mes babas en bocaux stérilisés se préparent en une après-midi, se conservent plusieurs mois et coûtent une fraction d’un bocal du commerce — avec votre écriture sur l’étiquette.

Et près de chez vous ?

Un baba s’achète d’abord avec les yeux, devant une vitrine, et rien ne remplacera une bonne adresse de quartier. Je recense donc, ville par ville, les pâtisseries qui traitent le baba sérieusement — à commencer par les adresses parisiennes, de la rue Montorgueil à Montmartre.

Devanture jaune de la pâtisserie Stohrer, rue Montorgueil à Paris, avec l'inscription Maison fondée en 1730
Île-de-France

Le baba au rhum à Paris : de la maison Stohrer aux pâtissiers d'aujourd'hui

Le baba est né rue Montorgueil vers 1730 et il n'a jamais quitté la ville : voici les vitrines parisiennes où il vaut encore le détour.

La place Bellecour à Lyon, avec la statue équestre de Louis XIV et la colline de Fourvière en arrière-plan
Auvergne-Rhône-Alpes

Le baba au rhum à Lyon : des Halles Paul Bocuse aux bouchons qui l'arrosent en salle

Le baba n'est pas né à Lyon, mais la ville l'a adopté à sa manière : en bocal chez les pâtissiers, arrosé au moment du service dans les bouchons.

La place de la Bourse à Bordeaux et son miroir d'eau, façades du XVIIIe siècle au bord de la Garonne
Nouvelle-Aquitaine

Le baba au rhum à Bordeaux : ma ville, mon terrain de jeu

J'habite ici. Voici les vitrines et les tables bordelaises où le baba est imbibé comme il faut, testées et retestées au fil des saisons.

Le Vieux-Port de Marseille avec ses bateaux amarrés et la basilique Notre-Dame de la Garde sur la colline
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le baba au rhum à Marseille : entre pâtissiers du sud et babà du Panier

Marseille joue le baba sur deux tableaux : les pâtissiers qui le servent en plat à partager, et les tables napolitaines du Panier qui défendent le babà.

La promenade des Anglais à Nice, avec ses chaises bleues face à la baie des Anges
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le baba au rhum à Nice : la ville où l'on dit encore « sei nu babbà »

Entre les pâtissiers de la rue Barla et les comptoirs napolitains du centre, Nice est peut-être la ville de France où le baba parle le mieux italien.

La façade néoclassique du Capitole de Toulouse et sa place pavée, sous un ciel dégagé
Occitanie

Le baba au rhum à Toulouse : la recette de Stohrer s'est installée place du Capitole

La ville rose ne s'en vante pas, mais elle vend les babas en bocal de la plus vieille recette de France — et un baba exotique qui vaut le marché Victor Hugo.

La place de la Comédie à Montpellier, avec la fontaine des Trois Grâces et l'opéra en arrière-plan
Occitanie

Le baba au rhum à Montpellier : la ville qui a donné son nom à un savarin

Peu de gens le savent : un petit savarin à la crème vanille et aux amandes porte le nom de Montpellier. Raison de plus pour vérifier ce que la ville fait du baba.

L'escalier monumental et les galeries à verrière du passage Pommeraye à Nantes, ouvert en 1843
Pays de la Loire

Le baba au rhum à Nantes : le port du sucre méritait bien ce gâteau

La ville qui raffinait le sucre des Antilles sait ce qu'elle fait quand elle imbibe une pâte : mes adresses nantaises, de la place Graslin à la rue Paul Bellamy.

La façade classique du Parlement de Bretagne à Rennes, vue depuis la place éclairée
Bretagne

Le baba au rhum à Rennes : un Meilleur Ouvrier de France, un bouillon et la Route du Rhum au bout de la ligne

Entre le grand baba du MOF Laurent Le Daniel et les bocaux étoilés de Saint-Malo, la Bretagne prend le rhum plus au sérieux qu'on ne le croit.

Les maisons à colombages de la place Plumereau, dans le Vieux Tours, avec les terrasses de café au premier plan
Centre-Val de Loire

Le baba au rhum à Tours : un classique bien tenu dans la ville de Rabelais

Ville de Rabelais et Cité internationale de la gastronomie, Tours soigne ses classiques : le baba y vit entre les vitrines de la Scellerie et les banquettes d'une brasserie centenaire.

La Grand-Place de Lille avec ses façades flamandes et la colonne de la Déesse au centre
Hauts-de-France

Le baba au rhum à Lille : de la maison Méert aux pâtissiers de quartier

Entre la plus ancienne pâtisserie de la ville, un champion du monde et des maisons de quartier fidèles au classique, Lille imbibe sérieusement.

Les maisons à colombages de la Petite France à Strasbourg, au bord de l'Ill
Grand Est

Le baba au rhum à Strasbourg : sur les terres du kouglof, son cousin germain

La légende veut que le baba soit né d'un kouglof trop sec trempé par un roi en exil : à Strasbourg, les deux gâteaux cohabitent toujours.

Vos questions

Comment trouver un bon baba au rhum près de chez moi ?

Visez les pâtisseries artisanales plutôt que les chaînes, et fiez-vous à trois indices en vitrine : un nappage brillant comme un miroir, une mie ambrée jusqu'au cœur sur les pièces coupées, une chantilly pochée et non sortie d'une bombe. Nos pages locales recensent des adresses vérifiées dans douze grandes villes, de Paris à Montpellier.

Peut-on se faire livrer un baba au rhum partout en France ?

En frais, rarement : les pâtissiers livrent à l'échelle d'une ville — Cyril Lignac par coursier en Île-de-France, par exemple. Pour une expédition nationale, le bocal stérilisé est la seule voie sérieuse : Chocolat Sève expédie sous deux jours ouvrés, Comtesse du Barry offre la livraison dès 75 € d'achat, et le bocal Stohrer se commande en ligne chez À la Mère de Famille.

Quel est le meilleur baba au rhum de France ?

Aucun titre officiel n'existe. Les classements publiés sont surtout parisiens : celui du site Les Hardis, en décembre 2025, plaçait Stohrer, Cyril Lignac et Bulle en tête. Quelques concours locaux émergent, comme celui du lycée hôtelier de La Réunion. Méfiez-vous des superlatifs : le meilleur baba est souvent celui imbibé le matin même, à dix minutes de chez vous.

Existe-t-il des coffrets cadeaux baba au rhum ?

Oui, le bocal s'y prête très bien. Le coffret trio des Babas de Saint-Malo (rhum-vanille, limoncello, whisky-café, 19,95 €) est conçu pour offrir, et le bocal Stohrer à 18,50 € fait son effet avec l'étiquette de la plus vieille pâtisserie de Paris. Version personnelle : des babas maison en bocaux stérilisés, accompagnés d'une petite bouteille du rhum qui a servi au sirop.

Combien coûte un bon baba au rhum en pâtisserie ?

À Paris, les babas des grands noms relevés fin 2025 s'échelonnent de 6,10 € chez Stohrer à 9,50 € chez Tomo, et un format six personnes grimpe à 42-45 €. En région, la fourchette constatée tourne plutôt autour de 4,50 à 7 € l'individuel et 20 à 35 € le familial. En dessous de 4 €, méfiance : le beurre et le rhum coûtent cher.

Sources